Mais où est le Duc ?
C’est la question que se pose tous les mazambalais.
Cela fait deux mois et demi que le Duc a disparu de la circulation et aucun communiqué du Palais San Kristobal ne vient à se jour informer la population quant à la disparition du nouveau maître du Mazambala.
Maladie ? Enlèvement ? Décès ? Ou alors simple lassitude du maître envers sa population ?
Nul ne le sait mais cependant une chose ne trompe pas : John Bol, le bras droit du Duc est en train de préparer ses valises pour quitter l’antre ducale.
En attendant le retour hypothétique du dirigeant suprême, la situation s’enlise au Mazambala.
Entre une résistance mogandiste qui redouble d’effort, des élections gouvernatoriales qui n’ont pas été déclenchées et une crise économique sans précédent, le pays sombre peu à peu dans le chaos.
Meko Rano
Fantispa intègre la Conférence des Nations de l’Archipel
La Principauté vient de faire un nouveau grand pas sur la scène micromondiale en étant admise, au titre d’observateur, au sein de la Conférence des Nations de l’Archipel.
A l’unanimité, requise, les grandes puissances ont accepté la demande de Fantispa de les rejoindre au sein de cette grande organisation supra-nationale.
C’est un nouveau succès pour le Prince Zygmunt Ier et sa politique de la discretion et un retour sur la scène micromondiale pour Fantispa.
Jacques Delpare
Levy Eldouri : “Travaillons ensemble”
Levy Eldouri, candidat à l’élection au poste de Gouverneur du Mazambala, nous reçoit aujourd’hui pour un entretien exclusif.
Gueye Mrer : Monsieur Eldouri bonjour et merci de nous accueillir chez vous pour cette interview.
Levy Eldouri : C’est toujours avec plaisir que j’accorde des entretiens à mes amis de la presse.
G.M. : Vous êtes candidat au poste de Gouverneur du Mazambala. Avant d’aborder des questions de fond quant à votre programme, pourriez-vous vous présenter pour nos lecteurs.
L.E. : Avant toute chose je tiens à dire que je suis heureux d’être de retour au Mazambala. Mon père N’Gassi Eldouri fut un opposant de la première heure d’Achille Moganda. La dictature de Moganda n’était pas tendre avec les démocrates et c’est en plein dans mon adolescence en pleine nuit que j’ai dû quitter le pays la police à mes trousses. Ça n’a pas toujours été simple de vivre à l’étranger mais ça m’a permis de suivre des études dans les plus brillantes université et de découvrir un monde dont je n’aurai même pas soupçonne l’existence en étant resté au pays. Récemment j’ai soufflé mes quarante bougie en ayant une double satisfaction, celle d’avoir une magnifique famille et celle d’être rentrée dans mon pays.
G.M. : L’élection approche à grands pas et nous n’avons toujours pas la moindre trace de programme de votre part, pourriez-vous nous indiquer quelles sont les mesures et réformes que vous préconisez ?
L.E. : Un programme à l’heure actuelle n’aurait aucun sens pour moi. L’immense majorité de la population souhaite avoir assez à manger dans la marmite le soir et voir rétablir la sécurité, c’est les deux choses qui me paraissent prioritaire sur tout le reste. Quand cela sera fait et ça prendra du temps, j’aurai plusieurs idées à soumettre au peuple comme verser une prime d’installation aux migrants, demander la création d’un pôle “Mazambala” à l’université, trouver un hymne provincial, etc… mais nous n’en sommes pas là, l’urgence c’est la sécurité et le repas et pour cela il faudra que nous travaillons ensemble, tous ensemble.
G.M. : Et bien voilà qui devrait répondre aux interrogations quant à votre programme politique. Monsieur Eldouri, je vous remercie pour ce chaleureux accueil au nom de toute la rédaction de la Tribune Mazambalaise. Un mot pour la fin ?
L.E. : Bonne chance au vainqueur et vive le Mazambala !
Fatso Byle : “Le Mazambala d’abord !”
Fatso Byle, candidat à l’élection au poste de Gouverneur du Mazambala, nous reçoit aujourd’hui pour un entretien exclusif.
Gueye Mrer : Monsieur Byle bonjour et merci de nous accueillir chez vous pour cette interview.
Fatso Byle : Je suis heureux de vous recevoir M. Mrer, les mazambalais sont toujours les bienvenues chez moi !
G.M. : Vous êtes candidat au poste de Gouverneur du Mazambala. Avant d’aborder des questions de fond quant à votre programme, pourriez-vous vous présenter pour nos lecteurs.
F.B. : Je suis Fatso Byle, j’ai 28 ans et je suis originaire d’un petit village au sud de Gadombo. J’ai fait mes études à l’Université de Fantispa….. avant que celle-ci soit fermée sous la pression des fantispais. Je me suis installé à Atebala suite à l’explosion atomique et depuis lors je mène un combat que je considère comme politique pour que les mazambalais retrouve leurs droits sur leur propre sol !
G.M. : L’élection approche à grands pas et nous n’avons toujours pas la moindre trace de programme de votre part, pourriez-vous nous indiquer quelles sont les mesures et réformes que vous préconisez ?
F.B. : Je vais le faire avec plaisir !
J’ai rédigé un programme que j’ai intitulé “Le Mazambala d’abord !”
J’estime que depuis bien trop longtemps nous sommes sous la coupe d’un certain régime qui nous prive des droits les plus élémentaires comme le faisait Achille Moganda ! Nos conditions de vie ne se sont pas améliorées depuis l’arrivée des fantispais, il faut que cela change !
Je propose donc que pour chaque mazambalais qui en fait la demande, un logement soit prêté par la province et qu’un emploi dans la fonction publique lui soit accordé.
Je demande aussi à ce que soit élu par le peuple et pour le peuple, des représentants locaux dans chaque commune afin de d’établir un lien entre les administrés et l’état.
J’ai repensé au fait que nous avions autrefois une constitution provinciale, il faut la rétablir !
Je compte aussi amnistier les miliciens mogandistes rendant les armes, la paix ne reviendra dans la province qu’au prix d’un pardon et d’une compréhension mutuelle.
Je veux restaurer notre fierté en rouvrant l’université de Saverda fermée sous la pression des coloniaux.
Je vais terminer par ma proposition phare, l’ouverture d’un centre de recherche pour lutter contre les radiations qui polluent la terre et les eaux du pays et contre quoi les dirigeants actuels n’ont toujours rien fait et qui serait dirigé par M. Seaborg, expert reconnu dans ce domaine.
G.M. : Et bien voilà qui devrait répondre aux interrogations quant à votre programme politique. Monsieur Byle, je vous remercie pour ce chaleureux accueil au nom de toute la rédaction de la Tribune Mazambalaise. Un mot pour la fin ?
F.B. : Votez pour le Mazambala, votez pour moi !